Fil d'Ariane
Que voulez-vous imprimer?
Guide labo
Contact
Le laboratoire se trouve sur le campus kennedylaan, route D961. Vous pouvez nous joindre par téléphone au 056 63 42 00.
Le laboratoire est ouvert en permanence (24/24h) pour la réception des échantillons dont les échantillons juridiques.
- Dr Michael Boudewijns, tél. 056 63 42 40
- Prof. phm. bio. Nico Callewaert, tél. 056 63 42 45
- Dr phm. Liselotte Coorevits, tél. 056 63 42 50
- Dr phm. Kathleen Croes, tél. 056 63 42 46
- Phm. bio. Annelies De Bel, tél. 056 63 42 41
- Dr Lien Gruwier, tél 056 63 42 48
- Phm. bio. Olivier Heylen, tél 056 63 42 42
- Phm. bio. Sylvie Mulliez, tél 056 63 42 51
- Dr An Nijs, tél. 056 63 42 47
- Dr Serge Vanderschueren, tél. 056 63 42 44
- Dr phm. bio. Christine Van Laer, tél 056 63 42 52
- Prof. Dr Tom Van Maerken, tél. 056 63 42 43
Si vous voulez introduire une plainte ou une réclamation sur le fonctionnement du laboratoire, n’hésitez pas à vous adresser au coordinateur de qualité, au directeur du laboratoire ou à un biologiste clinicien du laboratoire.
Chaque plainte est enregistrée, examinée et traitée. Les plaintes et réclamations nous permettent d'améliorer constamment la qualité de nos services et de répondre aux attentes de nos référents.
Guide Labo
Consultez le guide labo et la liste des analyses ici (uniquement en NL)
Modifications et newsletters
Consultez les dernières modifications et nos newsletters (uniquement en NL)
Si vous souhaitez être informé(e) par mail des modifications, envoyez un mail à notre coordinateur de qualité.
Réclamations
Si vous avez des questions ou réclamations concernant le guide labo, partagez-les avec nous !
Veuillez envoyer les échantillons au :
Laboratoire clinique, az groeninge
President Kennedylaan 4
8500 Courtrai
Le labo est ouvert en permanence pour la réception des échantillons.
Pour l’envoi des échantillons, veuillez respecter les instructions imposées par Sciensano :
- Pour éviter tout risque de fuite, scellez soigneusement les échantillons. Par mesure de sécurité, enveloppez le bouchon et le tube de parafilm.
- Emballez l’échantillon dans un blister ou tube de transport en matière absorbante. Un sachet en plastique scellé peut également faire office d'emballage secondaire.
- Déposez l’ensemble dans une enveloppe ou boite de protection. Les directives actuelles exigent la présence de l’insigne à votre gauche sur l’emballage extérieur.
En fonction des analyses demandées, veuillez respecter les conditions de prélèvement, conservation et transport telles que décrites dans les fiches d’analyse spécifiques.
Pour de plus amples instructions ou dispositions avec l’un de nos biologistes cliniciens, veuillez appeler le secrétariat du laboratoire.
Pendant les heures d'ouverture en semaine, le laboratoire effectue les analyses conformément à la fréquence de détermination telle que décrite dans les fiches d’analyse, l’ordre de réception et le degré d’urgence.
En dehors de ces heures, le laboratoire réceptionne chaque demande et son matériel, mais effectue seulement les analyses dont la fiche d’analyse signale explicitement qu’elles sont réalisables le soir et le weekend. En règle générale, il s’agit de la plupart des paramètres de routine relatifs à la chimie clinique, l’hématologie et l’hémostase ainsi que les analyses pour lesquelles une demande en urgence est autorisée.
Les résultats sont toujours communiqués par rapport papier. Si vous souhaitez être informé(e) d’une autre manière, veuillez envoyer un mail au secrétariat du laboratoire : klinischlaboratorium@azgroeninge.be.
Disponibilité des biologistes cliniciens en dehors des heures d’ouverture : nous assurons la présence d'au moins un biologiste clinicien au laboratoire.
Formulaires/Bon de commande
Bon de commande
Bon de commande matériel labo (uniquement en NL)
Formulaires de demande
La demande pour un examen en labo se fait par écrit, moyennant les formulaires de demande du labo ou via Cyberlab (par voie électronique). Chaque type d'examen demande l'utilisation d'un formulaire de demande spécifique.
- Formulaire de demande sang (uniquement en NL)
- Formulaire de demande urines, hémocultures, liquides et divers (uniquement en NL)
- Formulaire de demande accident, blessure ou incident par piqûre comprenant un contact avec le sang (uniquement en NL)
- Formulaire de demande dépistage MRSA (uniquement en NL)
- Formulaire de demande toxicologie (uniquement en NL)
- Formulaire de demande microbiologie moléculaire (uniquement en NL)
- Formulaire de demande immunophénotypage et hématologie moléculaire (uniquement en NL)
- Formulaire de demande dépistage cancer du col de l'utérus
- IMS Capacitation de sperme
- Formulaire de demande d'analyse de sperme
- Formulaire de demande d'insémination donneur
- Formulaire de demande DPNI
Règles à respecter pour compléter le formulaire de demande
Pour pouvoir délivrer un rapport correct, le laboratoire doit disposer des informations nécessaires dans la demande. Cette demande doit, par ailleurs, répondre à certaines exigences légales (indiquées par un astérisque*).
Le formulaire de demande doit comprendre les informations suivantes :
- Données administratives du patient :
- Nom, prénom, adresse, date de naissance, sexe*
- Données de mutualité (sur la vignette mutuelle)
- Données administratives du prescripteur :
- Nom, prénom, adresse et numéro d’identification*
- Signature*
- Date de la demande*
- Date (et heure) et éventuellement durée du prélèvement*
- Identification de l’échantillonneur
- Type d’échantillon : sang (artériel, veineux ou capillaire), CSV, urine, fèces…
- Éventuel degré d’urgence* (tenez compte des modalités de détermination comme indiquées sur les formulaires de demande par des symboles)
- Analyses demandées :
- À cocher par examen individuel*
- Les formulaires de demande reprennent la quasi-totalité des analyses proposées par le laboratoire. Une analyse non reprise peut être demandée dans le champ « Autres demandes » sur les formulaires, « Sang » ou « Urines, hémocultures, liquides et divers ».
- Renseignements cliniques et épidémiologiques pertinents (*obligatoires pour les analyses avec règle diagnostique)
- Données particulières, utiles à la réalisation et à l’interprétation des résultats et implicitement sollicitées dans le formulaire de demande
Afin que le patient puisse bénéficier d’un remboursement, veuillez considérer les règles de cumul et de diagnostic applicables par l’INAMI.
Demandes annexes
En règle générale, une demande annexe doit être effectuée par écrit, même si celle-ci a initialement été effectuée par téléphone. Le médecin-demandeur peut envoyer un formulaire de demande signé ou un mail au secrétariat du laboratoire (klinischlaboratorium@azgroeninge.be) à cette fin. Le formulaire de demande ou le mail doit toujours mentionner le nom, le prénom, la date de naissance du patient et le numéro de commande ou la date de prélèvement (éventuellement la durée du prélèvement) ainsi que les analyses souhaitées.
Les demandes annexes sont réalisables à condition que les analyses additionnelles coïncident avec l’échantillon de la demande initiale, que le volume de l’échantillon le permet et que l’échantillon répond aux conditions de délai et de température de conservation.
Qualité
L’objectif du laboratoire est de garantir une qualité et des services efficients et efficaces lors des analyses médicales, analyses de la médecine du travail, analyses médico-légales et mesures atmosphériques ainsi que lors de l'établissement des rapports selon les besoins des patients et des prestataires de soins et en respectant les principes médico-responsables et économiquement réalisables.
Pour atteindre cet objectif, le laboratoire dispose d’un système de qualité qui répond aux normes ISO 15189 et ISO 17025 ainsi qu’aux normes JCI pour l’accréditation hospitalière. La direction du laboratoire s’engage à respecter les exigences de ces normes internationales, ce qui sous-entend qu’elle s’engage à une pratique professionnelle déontologique, à l’offre d’analyses de qualité et pertinentes ainsi qu’à un souci d’amélioration continue de la qualité. L’adéquation du système de qualité en vue de réaliser les objectifs définies est régulièrement soumise à une évaluation et rectifiée au besoin.
Tout membre du personnel de laboratoire se familiarisera avec le système de qualité qu’il appliquera à toutes ses activités avec le plein soutien du conseil d’administration et de la direction de l’az groeninge.
La direction du laboratoire se voit confier la responsabilité et l’autonomie nécessaires à la mise en place, la mise en œuvre et le suivi du système de qualité, notamment dans les domaines suivants :
- La direction de l’hôpital soutient la direction du laboratoire dans sa sélection du personnel, de l’infrastructure et des appareils nécessaires à l'obtention des normes citées plus haut.
- L’organisation interne et professionnelle du service, plus particulièrement la désignation de tous les postes à responsabilité en interne et leurs suppléants, est effectuée par la direction du laboratoire. Le coordinateur de qualité, chargé de la supervision de la conformité aux normes, communique au directeur du laboratoire.
- Le laboratoire est suffisamment impliqué lors des travaux et rénovations impliquant l’infrastructure ainsi que lors des installations et maintenances des infrastructures techniques susceptibles d'influencer la qualité des analyses et du service.
- Le laboratoire veille à exclure toute activité et relation susceptible de compromettre sa crédibilité, sa neutralité et son intégrité professionnelle. Il en va de même pour la pression et les intérêts extérieurs de nature commerciale ou autre.
- Le laboratoire respecte le plus possible la vie privée du patient. Il garantit la protection des fichiers de données du laboratoire ainsi que la confidentialité des envois des résultats. Le service informatique de l’hôpital offre sa pleine coopération à cet égard.
- Le laboratoire veille, par ailleurs, à ce que le personnel du laboratoire soit protégé contre toute pression indue. Les membres du personnel bénéficient d’une formation adéquate et d’un entrainement adapté aux activités et responsabilités qui lui sont assignées.
N. CALLEWAERT
Directeur de laboratoire
L. DECOENE
Coordinateur de qualité
I. Buyse
Directrice générale
PH. DE COENE
Président du Conseil d’administration
Le diagnostic médical en laboratoire de haute qualité fait partie intégrante de la prise en charge du patient. Par conséquent, les services du laboratoire doivent répondre aux besoins et aux exigences des patients et des prestataires de soins. Afin d’y parvenir, le laboratoire de l’az groeninge dispose d’un système de qualité opérationnel.
En application à l’article 43 de l’AR du 3 décembre 1999, le laboratoire a été agréé (uniquement en NL) par le ministère de la Santé publique qui définit la fonction du laboratoire de l’hôpital az groeninge avec numéro d’agrégation 71039632 et de l'hôpital SJKI avec numéro d'agrégation 71012413000.
Depuis le premier septembre 2009, le laboratoire est accrédité par la norme ISO 15189 pour son système de qualité et une série d'analyses citées dans le certificat d’accréditation (avec annexes) (scoop flexible) qui peut être consulté. Le manuel de qualité peut être consulté après concertation avec le directeur du laboratoire. Il a été établi conformément aux recommandations reprises dans les documents « Laboratoire de biologie médicale — Exigences particulières concernant la qualité et la compétence ISO 15189 » et les « Exigences générales concernant les compétences des laboratoires d’étalonnages et d’essais ISO 17025 » délivrés par l’Organisme belge d’Accréditations, la BELAC. La norme ISO 15189 définit les exigences relatives à la qualité et aux compétences spécifiquement applicables aux laboratoires de biologie clinique. La norme ISO 17025 définit les exigences relatives à la qualité et aux compétences plus généralement applicables aux laboratoires d’essais.
Le département monitoring atmosphérique et toxicologie est accrédité selon la norme ISO 17025 pour les laboratoires d’étalonnages et d’essais. N'hésitez pas à consulter le certificat d’accréditation avec annexes (liste des examens accrédités) (scoop flexible) .
Textes de la nomenclature, règles de cumul et de diagnostic INAMI.
En signant le formulaire de demande, le médecin-prescripteur déclare répondre aux règles de cumul et de diagnostic applicables à la nomenclature INAMI en vigueur.
- Article 3C : prestations courantes
- Article 18E : médecine nucléaire in vitro
- Article 24 : biologie clinique
- Article 24 bis : biologie clinique — biologie moléculaire
- Article 33 bis : examens génétiques — biologie moléculaire
Les textes de la nomenclature ainsi que les règles de cumul et de diagnostic de la nomenclature INAMI peuvent être consultés sur le site web de l’INAMI.
Prélèvement et transport
Tout ce qui précède l’analyse en laboratoire proprement dite est désigné par le terme « phase préanalytique ». Elle comprend notamment la préparation du patient, le prélèvement de l’échantillon, la conservation et le transport de l’échantillon vers le labo. L’impact de la phase préanalytique sur la qualité de l’analyse en labo n’est pas négligeable. Jusqu’à 75 % des erreurs sont commises au cours de cette phase. Il est dès lors important d’accorder suffisamment d’importance à l’obtention d’un échantillon de qualité pour analyse.
Le résultat d’une analyse labo peut être impacté par une série de variables, telles que :
- L’heure du prélèvement : de nombreux paramètres montrent un rythme circadien (le cortisol, le fer p. ex.) => En règle générale, il est conseillé d’effectuer les prélèvements le matin.
- Lieu du prélèvement : lit vasculaire artériel, veineux ou capillaire. Cette notion est d’autant plus importante quand il s’agit de gazométrie, d’hématocrite et de glucose. => Les analyses sont effectuées sur des prélèvements veineux, sauf indication contraire dans la fiche d’analyse.
- Consommation alimentaire : la consommation de certains aliments peut fortement influencer de nombreux paramètres (glucose p. ex.). La lipémie postprandiale peut également interférer avec les méthodes de mesure. => On effectuera de préférence un prélèvement chez le patient à jeun (qui a passé une nuit sans manger ni boire).
- Position : le fait de s’assoir ou de rester debout juste avant un prélèvement influence de nombreux paramètres. En général, cet impact est d’autant plus important que la taille du paramètre est importante (globules blancs versus potassium p. ex.) => On préfèrera faire les prélèvements dans une même position, en position allongée p. ex.
- Activité physique : l’activité musculaire a un impact sur certains enzymes (CK, AST et ALT p. ex.). Elle peut également être associée à un effet aigu et une microalbuminurie. => On invitera le patient à éviter tout effort physique juste avant le prélèvement.
- Médicaments : de nombreux médicaments peuvent influencer la liaison des substances aux protéines plasmatiques. Par ailleurs, ils peuvent interférer avec la méthode de mesure même.
- Grossesse : les valeurs de référence de nombreux paramètres sont modifiées pendant une grossesse.
- Réaction en phase aigüe : elle fait augmenter le CRP et la sédimentation ainsi que d’autres protéines comme la ferritine. D’autres paramètres comme l’albumine, la transferrine, le fer et le cholestérol baisseront au contraire.
- Gestes médicaux : le PSA peut baisser suite à un toucher rectal. L’utilisation thérapeutique d’anticorps monoclonaux peut également interférer avec certaines méthodes de mesure.
En général, le meilleur moment pour une prise de sang est le matin, à jeun. Pour un volume d’urine normal, il est également conseillé de procéder à la collecte le matin.
Vous trouverez les éventuelles particularités concernant la préparation du patient aux analyses spécifiques dans la fiche d’analyse concernée.
Chaque fiche d’analyse dans le guide labo décrit le matériel d’échantillonnage à utiliser pour chacune des analyses. Ne pas utiliser de matériel périmé.
- Matériel de prélèvement microbiologie (uniquement en NL)
- Matériel de prélèvement tube de sang AZG (uniquement en NL)
- Matériel de prélèvement tube de sang SJKI (uniquement en NL)
- Matériel de prélèvement urines, fèces et autres fluides corporaux (uniquement en NL)
Vous trouverez les éventuelles exigences particulières pour l'échantillonnage d’une analyse spécifique dans la fiche d’analyse concernée.
Volume d’échantillon nécessaire : dépend de la nature et du nombre d’analyses demandées.
Sang
- Par type, un tube (EDTA, citrate, fluorine, héparine ou sérum) suffira généralement pour les examens de routine chimie clinique, hématologie et hémostase.
- Pour les examens destinés à la banque de sang, la sérologie et les analyses pour envoi, un tube supplémentaire sera systématiquement prélevé.
- Pour des raisons pratiques, les fiches d’analyse reprennent souvent 1 tube comme « volume minimum requis ». Si vous avez demandé plusieurs analyses pouvant être effectuées sur un même tube, le volume ne peut toutefois pas être calculé en additionnant simplement le nombre de tubes.
- Si une analyse nécessite un volume spécial (tubes séparés ou multiples), le formulaire de demande et la fiche d’analyse le signaleront.
- En cas de doute, veuillez contacter le secrétariat du laboratoire !
Urine
- Volume normal :
- Généralement, un grand tube suffira pour les paramètres chimiques. Un petit tube avec acide borique pour la culture, obtenu depuis un récipient d’urine bien rempli.
- Si de grands volumes sont nécessaires, le formulaire de demande et la fiche d’analyse le signaleront.
- Collecte des urines 24 h
- Veuillez utiliser le nombre de récipients d'urine nécessaires en fonction du volume produit.
Prise de sang périphérique
En général :
- Évitez d’introduire l’aiguille à hauteur d’une cicatrice, d’un hématome ou d’un œdème.
- Ne pas introduire l’aiguille dans le bras situé du côté d’une mastectomie/un évidement axillaire.
- Ne pas introduire l’aiguille du côté de la perfusion.
- Patientez jusqu’au séchage de la solution alcoolique pour désinfecter la peau avant d’introduire l’aiguille.
- Desserrez le garrot une fois que le sang coule dans le tube.
Ordre prélèvement des tubes :
- TOUJOURS EN PREMIER : prélèvement stérile (hémoculture)
- PAR LA SUITE (de préférence dans l’ordre suivant) :
- citrate (bleu clair)
- sérum avec gel (jaune ocre)
- héparine (vert)
- EDTA (mauve)
- fluoride (gris)
Remplissage des tubes :
- Laissez le sang s’écouler jusqu’à atteindre le repère sur l’étiquette (tous les tubes de prélèvement sont sous vide).
- En cas de remplissage incomplet, retirez brièvement le bouchon du tube pour évacuer l’aspiration (mesure de prévention contre lyse RBC).
- Le tube de citrate (bouchon bleu clair) doit être correctement rempli !
- Mélangez tous les tubes (avec et sans anticoagulants) directement après le prélèvement en les retournant délicatement 8 à 10 fois de suite. Ne JAMAIS secouer !
Collecte des urines 24 h
- La collecte des urines commence le matin après le réveil et après la première vidange de la vessie. En d'autres termes, la première urine de la journée sera évacuée dans les W.C. L’heure de la première urine sera indiquée sur le formulaire de demande (8 h 15 p. ex.) et représente également le début de la collecte 24 h.
- Essayez de recueillir chaque goutte d’urine produite au cours d’un jour et d’une nuit. Il ne s’agit pas seulement des urines des petits besoins, mais aussi des urines produites lors des grands besoins. Versez toutes les urines dans le récipient fourni et conservez-le de préférence dans un endroit frais (réfrigérateur p. ex.).
- La collecte des urines prend fin le jour suivant, après avoir recueilli la première urine de la journée. Contrairement à l’urine du matin de la veille, celle-ci doit être ajoutée au récipient. Sur le formulaire de demande, indiquez l’heure de cette dernière urine qui représente également l’arrêt de la collecte 24 h.
- Il est important de correctement indiquer l’heure de la première et de la dernière urine. Elles ne doivent pas forcément être espacées d’exactement 24 heures, du moment que le patient commence à recueillir ses urines après la première urine du jour un et arrête après la première urine du jour deux.
En général :
- Effectuez de préférence l'échantillonnage microbiologique avant le traitement antimicrobien.
- Fermez soigneusement les récipients (bien serrer le bouchon !) pour éviter toute fuite pendant le transport.
- Retirez les aiguilles des seringues, purgez et posez un bouchon de protection.
- Les échantillons destinés aux examens microbiologiques doivent être aussi stériles que possible. Minimisez le risque de contamination par la flore commensale.
- Pour les tissus et fluides corporaux, préférez une biopsie ou une ponction à un écouvillon.
- Prélevez les échantillons destinés à la culture anaérobique dans un récipient soigneusement fermé afin d’éviter le plus possible l’introduction d’oxygène (une seringue p. ex.).
- Apportez les échantillons le plus vite possible en laboratoire : les microorganismes sont vivants. Ils se multiplient ou meurent rapidement et si tel est le cas pendant le prélèvement, le transport ou la conservation, la culture n’est plus représentative pour la pathologie du patient.
- Indiquez sur le formulaire de demande, les informations cliniques pertinentes pour l’interprétation de la culture. Un descriptif détaillé de l’origine de l’échantillon (pas une plaie, du pus…) est essentiel.
Instructions générales prélèvement écouvillon :
Pendant le prélèvement, ne pas toucher avec les mains la zone entre le repère coloré et la partie en nylon de l’écouvillon.
Écouvillon floqué avec 1 ml de milieu de transport liquide. La composition du milieu de transport est différente :
- Bouchon rose : milieu de transport Amies, permet la croissance de germes aérobiques et anaérobiques.
- Bouchon orange : milieu de transport Amies, permet la croissance de germes aérobiques et anaérobiques, contient un écouvillon floqué avec une tige partiellement fine pour les prélèvements dans des zones difficilement accessibles (nasopharynx, urètres… p. ex.).
- Bouchon rouge : milieu de transport universel (UTM), contient des antibiotiques et n’est donc pas adapté à la culture bactériale, mais bien aux virus, Mycoplasma, Ureaplasma et Chlamydia.
- Bouchon blue : Trypic Soy Broth (TSB) avec 2,5 % de NaCl, permet la croissance sélective de staphylocoques. Utilisé pour les dépistages MRSA.
- Bouchon bleu clair : LimBroth, permet la croissance sélective de GBS.
Instructions générales prélèvement eNAT milieu :
L'écouvillon sera introduit dans le milieu après la collecte. Ensuite, il sera interrompu à hauteur de la ligne rouge.
Instructions de prélèvement par type d’échantillon :
Échantillons respiratoires
Voies aériennes supérieures
Gorge :
- Échantillon clinique : eSwab bouchon rose (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Utilisez un abaisse-langue pour repousser la langue vers l’avant et vers le bas.
- Frottez uniquement les zones enflammées à hauteur des amygdales et à l’arrière de la gorge avec un écouvillon stérile. Effectuez des mouvements assez vigoureux (mais non douloureux).
- Évitez tout contact avec la langue et les muqueuses buccales.
- Dépistage MRSA (uniquement en NL) : eSwab bouchon bleu (voir instructions de prélèvement eSwab)
Nez :
- Dépistage S. aureus : eSwab bouchon rose (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Insérez l’écouvillon à un centimètre de profondeur dans la narine et effectuez un mouvement rotatif.
- Répétez ce geste avec le même écouvillon dans l’autre narine.
- Dépistage MRSA (uniquement en NL): eSwab bouchon bleu (voir instructions de prélèvement eSwab)
Sinus : seringue stérile
- En cas de sinusite, il est souhaitable de procéder à une aspiration par aiguille fine du sinus fermé après décontamination de la cavité nasale.
Frottis nasopharynx : eSwab bouchon orange pour les agents bactériens ou écouvillon UTM bouchon rouge pour les agents viraux (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Enlevez les sécrétions du nez.
- Positionnez la tête du patient en hyperextension.
- Poussez prudemment l’écouvillon dans la narine jusqu’à atteindre le nasopharynx.
- Faites délicatement pivoter l’écouvillon et maintenez-le trente secondes en place (ou jusqu’à une quinte de toux).
- Retirez l’écouvillon d’un geste souple.
- Répétez ce geste dans l’autre narine.
Expectorations : récipient stérile de laboratoire
Les expectorations matinales sont préférées à d'autres. Elles peuvent être obtenues par une toux induite ou non. Non pas la salive, mais les sécrétions profondes doivent être prélevées. Ne pas regrouper les échantillons.
- Expliquez la différence entre la salive et les expectorations au patient.
- Retirez éventuellement le dentier du patient.
- Permettez au patient de se rincer la bouche à l’eau avant le prélèvement.
- Demandez au patient de respirer profondément plusieurs fois de suite.
- Versez immédiatement l’échantillon dans le récipient de laboratoire.
Aspiration endotrachéale : récipient stérile de laboratoire
Ce type d’échantillon est obtenu par aspiration via une trachéostomie ou un tube endotrachéal.
Lavage bronchoalvéolaire : récipient stérile de laboratoire
Un certain volume de solution saline physiologique est introduit dans les alvéoles pulmonaires avant d’être réaspiré par un bronchoscope souple muni d’un fin cathéter. Il existe peu d’informations sur l’endroit optimal pour obtenir le liquide d’un lavage bronchoalvéolaire. Une directive générale consiste toutefois à pratiquer le lavage à l’endroit où la pathologie est la plus présente sur les radios. En cas de pathologie diffuse, le lavage est généralement pratiqué sur le lobe moyen droit ou la lingula qui permet le plus haut rendement chez le patient en décubitus. La durée de contact optimal avant l’aspiration de la solution saline physiologique n’est pas connue. Le lavage bronchoalvéolaire est la méthode la plus fiable pour identifier l’agent étiologique d’une pneumonie.
Ponctions, tissus et plaies
- Hémoculture (uniquement en NL) : voir procédure Prélèvement hémoculture dans le Livre des procédures
- Liquides de ponction : veuillez envoyer TOUT le liquide disponible :
- Liquide céphalorachidien : récipient stérile de laboratoire : Asepsie stricte nécessaire pour prévenir le risque de contamination secondaire de l’échantillon par le microbiote de la peau. Le spécimen doit être recueilli dans un récipient stérile de laboratoire, de préférence un tube conique stérile.
- Ascite et liquide de dialyse péritonéale : récipient stérile de laboratoire ou seringue + deux bouteilles d’hémoculture - Remplissez les deux bouteilles d’hémoculture avec 10 ml de liquide par bouteille au chevet du patient. Remplissez d’abord la bouteille aérobique et ensuite la bouteille anaérobique. Gardez toujours une faible quantité (0,5 ml) dans la seringue et remettez-la au laboratoire. Purgez la seringue, retirez l’aiguille et fermez la seringue à l’aide d’un bouchon stérile.
- Liquide synovial : récipient stérile de laboratoire ou seringue + hémoculture pédiatrique. Remplissez la bouteille d’hémoculture pédiatrique avec max. 10 ml de liquide au chevet du patient. Conservez toujours un volume (1 ml) dans la seringue et remettez-la au laboratoire. Purgez la seringue, retirez l’aiguille et fermez la seringue à l’aide d’un bouchon stérile.
- Autres fluides. Purgez la seringue, retirez l’aiguille et fermez la seringue à l’aide d’un bouchon stérile.
- Biopsie : récipient stérile de laboratoire - Un petit fragment de tissu (< 1 cm3) sera prélévé par biopsie ou au cours de l’opération avant d'être envoyé dans des conditions humides pour prévenir le dessèchement. Versez une petite quantité (max. 1 ml) d’eau physiologique stérile dans un récipient stérile. Pour de très faibles quantités de tissus, préférez une gaze stérile imbibée d’eau physiologique stérile sur lequel vous viendrez déposer un fragment de tissu.
- Pus (uniquement en NL) : voir aussi la procédure Prélèvement d’un échantillon d’exsudat pour culture dans le Livre des procédures.
- Échantillonnage microbiologique en cas de suspicion d’infection périprothétique (genou/hanche) (uniquement en NL) : voir Livre des procédures.
- Oreille : eSwab bouchon rose ou orange (voir instruction de prélèvement eSwab)
- Uniquement conseillé en cas d’otite moyenne avec tympan perforé. Nettoyez le canal auditif externe avant l’échantillonnage. Recueillez le pus à l’aide d’un écouvillon.
- Otite externe : nettoyez le canal auditif extérieur à l’aide d’eau physiologique. Échantillonnez la lésion en la frottant rapidement.
- Conjonctivite :
- Agents bactériens : eSwab bouchon rose ou orange (voir consignes de prélèvement eSwab). Prélevez également un échantillon de l’œil non infecté pour vérification.
- Le prélèvement pour diagnostic moléculaire (C. trachomatis/N. gonorrhoeae/ M. genitalium/T. vaginalis PCR) nécessite un milieu eNat séparé en plus de l’écouvillon de prélèvement pour la culture.
- Herpès simplex : écouvillon UTM bouchon rouge (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Cornée :
- Contactez le microbiologiste avant l’échantillonnage pour l’inoculation de fragments de cornée au chevet du patient.
- Avant cela, prélevez un écouvillon de la conjonctivite.
- Si le patient porte des verres de contact, envoyez-les également au labo.
- Humeur vitrée : Contactez le microbiologiste avant le prélèvement de l’échantillon.
Urines
- Urine à mi-jet : voir procédure Prélèvement d’urine pour examen bactériologique (uniquement en NL) dans le Livre des procédures ou voir fiche d’analyse Culture d’urine
- Premier échantillon d’urine : voir fiche d’analyse C. trachomatis/N. gonorrhoeae/ M. genitalium/T. vaginalis PCR.
Échantillons gastro-intestinaux
- Fèces : récipient non stérile avec cuillère et bouchon rouge ou propre récipient. Préférez les analyses sur des fèces molles (l’échantillon prend la forme du récipient). Ne repêchez jamais un échantillon depuis l’eau des W.C. et évitez toute contamination avec l’urine.
- Munissez-vous d’un récipient propre, mais pas forcément stérile disposant d’un large goulot et pouvant être fermé en toute sécurité. Placez-le dans lesW.C.
- Alternative : utilisez une panne de lit ou un sachet en plastique et transvasez 10 à 20 gr dans le récipient à fèces. Si présents, transvasez également la fraction de muqueuse saignante ou purulente dans le récipient à fèces.
- Pour les nourrissons, munissez-vous d’une cuillère pour recueillir les fèces depuis le lange. Ne grattez pas avec la cuillère sur le lange.
- Écouvillons rectaux : eSwab bouchon rose (voir instructions de prélèvement eSwab
- Pour la coproculture : ce type d’échantillon est uniquement acceptable chez les enfants ou les personnes gravement malades, souffrant de diarrhée et chez qui il est impossible d’obtenir un échantillon de fèces régulier. Technique de prélèvement : voir CPE ou VRE. L’écouvillon doit clairement présenter des fèces après prélèvement.
- Pour CPE/VRE : CPE isolation (uniquement en NL) et VRE isolation (uniquement en NL) dans le Livre des procédures.
- Pour Neisseria gonorrhoeae : insérez l’écouvillon jusqu’à hauteur du sphincter anal. Déplacez l’écouvillon de gauche à droite et retirez-le. AUCUNE trace de fèces ne peut être présente sur l’écouvillon. Le prélèvement pour le diagnostic moléculaire (C. trachomatis/N. gonorrhoeae/M. genitalium/T. vaginalis PCR) nécessite un milieu eNAT séparé en plus de l’écouvillon de prélèvement pour la culture.
- Méthode Scotch pour dépister Enterobius vermicularis : papier collant transparent et lame de microscope.
- Utilisez uniquement du papier collant transparent.
- Heure idéale de prélèvement : le matin avant d’avoir pris sa douche et de s’être soulagé ou quelques heures après s’être endormi.
- Appuyez plusieurs fois le côté adhésif du papier collant contre la région périanale.
- Collez le papier collant sur la lame de microscope.
Échantillons urogénitaux
Chez la femme
- Vagin : eSwab bouchon rose (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Insérez l’écouvillon à 5 cm de profondeur dans le vagin.
- Faites doucement pivoter l’écouvillon contre les parois latérales du vagin pendant 15 à 30 secondes.
- Retirez l’écouvillon d’un geste souple.
Le prélèvement pour le diagnostic moléculaire (C. trachomatis/N. gonorrhoeae/M. genitalium/T. vaginalis PCR) nécessite un milieu eNat séparé en plus de l’écouvillon de prélèvement pour la culture.
- Vaginal/rectal : eSwab LimBroth pour GBS bouchon bleu clair (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Effectuez d’abord le prélèvement vaginal tel que décrit plus haut.
- Utilisez ensuite le même écouvillon pour le prélèvement rectal.
- Cervix : eSwab bouchon rose (voir instructions de prélèvement eSwab)
- Mettez le spéculum en position.
- Retirez les muqueuses ou sécrétions vaginales de l’os cervical.
- Introduisez l’écouvillon dans le canal endocervical.
- Faites rapidement pivoter l’écouvillon pendant 15 à 30 secondes.
- Retirez prudemment l’écouvillon tout en essayant d’éviter la contamination par les sécrétions vaginales.
Le prélèvement pour le diagnostic moléculaire (C. trachomatis/N. gonorrhoeae/M. genitalium/T. vaginalis PCR) nécessite un milieu eNat séparé en plus de l’écouvillon de prélèvement pour la culture.
- Lésion herpès : eSwab UTM bouchon rouge (voir instructions de prélèvements eSwab)
- Ponctionnez une ampoule fermée et recueillez le liquide à l’aide de l’écouvillon.
- Une moins bonne alternative consiste à racler le fond d’une ancienne lésion.
Chez l'homme
- Les sécrétions prostatiques seront obtenues par massage rectal de la prostate ainsi qu’un prémassage et postmassage collecte des urines, ou en cultivant l’éjaculat.
- Utilisez un récipient stérile de laboratoire. Des instructions supplémentaires peuvent être requises en fonction de l’indication de la culture de sperme.
- Lavez-vous soigneusement les mains et la zone génitale avec de l’eau et du savon.
- Rincez le savon et essuyez bien avec, de préférence, une serviette fraiche.
- L’échantillon de sperme est produit par masturbation et recueilli dans un récipient stérile de laboratoire dont le goulot est suffisamment large pour permettre un recueil facile.
Le prélèvement pour le diagnostic moléculaire (C. trachomatis/N. gonorrhoeae/M. genitalium/T. vaginalis PCR) nécessite un milieu eNAT séparé en plus de l’écouvillon de prélèvement pour la culture.
- Urètre : eSwab bouchon orange (voir instructions de prélèvement eSwab)
Effectuez de préférence le prélèvement une à trois heures après la dernière miction.- Recueillez l’exsudat sur l’écouvillon depuis l’urètre. En cas d’absence d’exsudat, effectuez un prélèvement intra-urétral.
- Le prélèvement se fait à l’aide d’un fin écouvillon (humidifié au préalable) inséré à une profondeur de 2 cm dans l’urètre. Réalisez un curetage en faisant légèrement pivoter l’écouvillon.
- Lésion herpès : voir chez la femme
Épiderme et annexes cutanées
- Écouvillon région inguinale : voir procédure CPE isolation (uniquement en NL) et MRSA isolation (uniquement en NL) dans le Livre des procédures
- Épithélium : entre deux lames de microscope ou récipient stérile de laboratoire.
- Pour les dermatophytes : le bord de la lésion est le plus actif.
- Frottez délicatement sur les lésions avec 70 % d’alcool pour éliminer les crèmes, lotions, poudres et contaminations bactériales sur la peau.
- Prélevez les épithéliums du bord actif en grattant avec un scalpel émoussé.
- Envoyez au laboratoire dans un récipient stérile de laboratoire ou entre deux lames de microscope (collées).
- Pour la gale : voir procédure Gale (uniquement en NL) : isolation dans Livre des procédures
- Pour les dermatophytes : le bord de la lésion est le plus actif.
- Ongle : récipient stérile de laboratoire
- Nettoyez l’ongle avec 70 % d’alcool. Lavez avec de l’eau et du savon si très sale.
- Les dermatophytoses se situent sur la frontière entre l’ongle endommagé et l’ongle sain. Envoyez plusieurs fragments de cette région et du matériel provenant de la région sous l’ongle au laboratoire dans un récipient stérile de laboratoire.
- Sur la demande, veuillez préciser s’il s’agit d’un ongle de doigt ou de l’orteil.
- Cheveu : entre deux lames de microscope ou dans un récipient stérile de laboratoire
- Sélectionnez des cheveux qui brillent par fluorescence sous la lampe Wood. Si aucune fluorescence n’est visible, prélevez des cheveux cassés ou squameux.
- Les dermatophytoses se situent généralement dans le voisinage de la racine capillaire. Arrachez plusieurs cheveux à l’aide d’une pince à épiler (ne pas couper les cheveux).
- Pour les cheveux cassés à hauteur du cuir chevelu, utilisez un scalpel stérile.
- Envoyez au laboratoire dans un récipient stérile de laboratoire ou entre deux lames de microscope (collées).
Corps étrangers
- Embout de cathéter : voir procédure Embout de cathéter (uniquement en NL) dans le Livre des procédures
- Munissez tous les échantillons prélevés d’une étiquette d’identification du patient (en cas de récipient avec couvercle, apposez l’étiquette sur le récipient et non sur le couvercle !).
- Si plusieurs prélèvements sont effectués à différents intervalles : mentionnez les dates et les heures des prélèvements sur les échantillons.
- Déposez les échantillons prélevés ainsi que le formulaire de demande (soigneusement replié) dans un sachet en plastique pour envoi au labo.
Veuillez réduire le temps de conservation et de transport vers le laboratoire au délai le plus court.
Références
- A guide to specimen management in clincial microbiology. Third edition. Miller J.M. & Miller S.A. ASM press 2017.
- Collection, transport, and manipulation of clinical specimens and initial laboratory concerns. In Clinical microbiology procedures handbook. Fourth edition. Ed. Leber A. ASM press 2016.
- European manual of clinical microbiology. First Edition. Ed. Cornaglia G., Courcol R., Herrmann J.L., Kahlmeter G., Peigue-Lafeuille H. and Vila J. 2012
- Investigation of dermatological specimens for superficial mycoses. UK Standards for microbiology investigations. B39, issue no. 3.1, date 29.12.2016.
- Basic principles and technique of bronchoalveolar lavage. King T.E. Uptodate versie 10.0.
- Collection of diagnostic venous blood specimens. Clinical Laboratory Standards Institute GP41 – Seventh edition 2017.
L’échantillon prélevé doit pouvoir être identifié clairement et sans ambigüité. Le laboratoire accepte uniquement les échantillons correctement identifiés : le nom, le prénom et la date du patient seront repris sur l’échantillon (écrit à la main ou dactylographié sur une étiquette). Les échantillons identifiés comprendront la même identification que le formulaire de demande dûment identifié.
Les échantillons non identifiés ne seront pas acceptés. Les vignettes d’identification seront apposées sur le récipient et non sur le couvercle. Il est, par ailleurs, interdit d’apposer une quelconque information sur le code-barres ou sur le code QR du récipient.
Certains échantillons sont extrêmement sensibles aux conditions de conservation et de transport d’échantillon après prélèvement. En règle générale, le délai de conservation et de transport d’échantillon vers le labo doit être aussi court que possible.
Vous trouverez les informations spécifiques concernant les conditions de conservation et de transport d’un échantillon pour une analyse dans la fiche d’analyse spécifique.
La fiche d’analyse en question mentionne explicitement les analyses dont les délais de conservation et de transport après prélèvement sont critiques (stabilité réduite). Les directives suivantes sont d’application sur toutes les autres analyses.
Directives générales pour les délais de conservation et de transport vers le laboratoire (sauf indication contraire sur la fiche d’analyse) :
- Tubes de sang : toujours à température ambiante
- Délai maximum :
- Sédimentation : 4 heures (sauf à 4 °C : 24 heures)
- Numération des cellules : 24 heures
- Hémostase : 4 heures
- Chimie clinique : 24 heures
- Échantillons d’urine : toujours à 4 °C (réfrigérateur)
- Délai maximum : 24 heures
- Échantillons microbiologiques :
- Apportez les échantillons microbiologiques dans les plus brefs délais (de préférence dans les deux heures) au laboratoire. Les retards sont susceptibles de provoquer la mort de bactéries pathogènes plus fragiles et/ou la prolifération de bactéries commensales ou contaminantes.
Si vous n’êtes pas en mesure d’apporter les échantillons dans les plus brefs délais, conservez-les comme décrit dans les fiches d’analyse spécifiques.
Veuillez déposer les échantillons prélevés ainsi que le formulaire de demande (soigneusement replié) dans un sachet en plastique pour envoi vers le labo.
Pour éviter tout accident par piqure, ne pas envoyer de seringues comprenant des aiguilles !
Suite à la grande importance accordée à la phase préanalytique, le laboratoire effectue systématiquement une série de contrôles sur les demandes et les prélèvements obtenus. Lorsque ces contrôles mettent des lacunes en évidence, le rapport d’analyse contiendra un avertissement, ou un nouvel échantillon sera demandé. Au besoin, veuillez contacter le responsable de l’échantillonnage ou le médecin demandeur.
Des contrôles sont effectués sur :
- L’identification du patient sur les échantillons prélevés et sur le formulaire de demande ;
- Les échantillons erronés ou manquants ;
- Les volumes d’échantillon insuffisants ;
- Les échantillons, colis et conditionnements non hygiéniques ;
- Les récipients non conformes ;
- Les délais de transport ;
- Les conditions de transport ;
- Les tubes de sérum hémolyse, indice d’ictère et lipémie ;
- Le degré de remplissage des tubes de sang.
Veuillez éviter tout contact direct avec le sang du patient.
L’utilisation de gants non stériles n’est pas obligatoire lors d’une prise de sang avec système fermé, sauf si :
- Le patient ne coopère pas (pas en mesure d’appuyer sur le coton) ;
- La personne qui effectue la prise de sang est en formation ;
- La personne qui effectue la prise de sang présente une lésion cutanée au niveau des mains ;
- Des gants s’avèrent nécessaires, portez des gants à votre taille.
L’extérieur du récipient sera propre après le prélèvement. Prévenez les incidents par piqure !
- Après prélèvement, ne JAMAIS remettre le protège-aiguille sur l’aiguille !
- Déposez les aiguilles et tout autre matériel dangereux immédiatement dans les containers à aiguilles dédié.
Que faire en cas de syncope d’un patient ?
Une syncope est une brève perte de conscience suite à une anémie cérébrale de courte durée provoquée par une baisse aigüe de la pression artérielle.
De nombreux facteurs, même très banals, peuvent provoquer une syncope. En cas de syncope lors d’une prise de sang, les causes les plus fréquentes sont :
- Sensation d’oppression suite à un local de prélèvement trop chaud ou trop étroit ;
- Vue d’une aiguille (menace !) et surtout vue du sang ;
- Faim (la plupart des patients sont à jeun).
Dans certains cas, la syncope est précédée de nausées, de sueurs, d’étourdissements. Généralement, la syncope surgit tellement vite que les signes précurseurs passent inaperçus. Les personnes qui ont souffert d’une syncope présentent un visage blême et un pouls faible, voire très faible. Une contraction musculaire de courte durée peut se manifester.
Demandez à la personne de rester allongée, et mieux encore, jambes surélevées et tête baissée jusqu’à ce qu’elle se sente mieux. En effet, après la syncope, la personne se trouve souvent en position horizontale. Dans cette position, l'apport sanguin nécessaire vers le cerveau est rétablie, permettant à la personne de vite reprendre connaissance. L'état physiologique partiellement rétabli du système nerveux autonome (qui contrôle la conscience) peut engendrer :
- Une plus grande probabilité de refaire une syncope si la personne tente de se lever ou de s’assoir après une première syncope (l'apport sanguin vers le cerveau est une fois de plus limité)
- Des nausées, de la pâleur et des sueurs pendant les quelques minutes qui suivent la reprise de conscience.
Observez le teint de la personne, prenez son pouls, examinez les éventuelles contractions musculaires ou mictions involontaires et observez étroitement sa respiration. Si la personne ne retrouve pas conscience rapidement, un autre problème peut être à l’origine de cette syncope — prévenez un médecin ou appelez immédiatement l’ambulance.
Les personnes diabétiques restées à jeun sont susceptibles de souffrir d’hypoglycémie, ce qui prend l’apparence d’une syncope au début. Dans la plupart des cas, vous êtes toutefois informé(e) du diabète de la personne concernée. En cas d’hypoglycémie, invitez la personne à consommer du sucre.
Partagez sur