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Effets indésirables immunothérapie : tristesse, angoisse, colère
La tristesse, l'angoisse ou la colère ne sont pas des « effets indésirables physiques » de l'immunothérapie au sens strict. Il s'agit plutôt de sentiments qui peuvent surgir suite au diagnostic, la maladie ou la période de traitement et qui peuvent fortement peser sur votre vie ou l'influencer.
Certains jours, vous vous sentirez bien ; d'autres jours, vous vous sentirez très fragile. C'est tout à fait normal. C'est une période difficile dans laquelle vous devez faire face à toutes sortes de choses compliquées. Après le traitement aussi, vous pourriez vous sentir angoissé(e), en colère, impuissant(e), frustré(e) ou triste de ce qui vous est arrivé.
Que pourrais-je observer ?
- Pleurs plus fréquents.
- Ruminations.
- Irritabilité.
- Angoisses.
Que faire ?
Prendre soin de soi
- De quoi avez-vous besoin en ce moment ? Qu'est-ce qui vous fait du bien ou vous donne de l'énergie ? Prenez le temps pour ça. Ces moments sont importants parce qu'ils vous donnent de la force dans cette période difficile.
- Pensez aussi à ce qui vous en demande beaucoup. Pour l'instant, ne vous occupez pas des choses qui « pompent votre énergie ». Confiez ces tâches à votre entourage qui est souvent heureux de pouvoir vous aider.
- Si vous recevez trop de coups de fil ou de messages et que ça vous coute de toujours répéter la même chose, désignez une personne dans votre entourage familial, amical ou professionnel qui informera les autres.
Suivre son propre rythme et faire les choses à sa manière
- Chacun fait face à la maladie et au changement à sa manière. Vous êtes le/la seul(e) à connaitre cette manière.
- Si vous voulez le plus possible d'informations sur votre maladie et votre traitement, dites-le aux prestataires de soins.
- Si un trop-plein d'informations vous angoisse, dites-le également aux prestataires de soins.
- Votre vie sera différente en ce moment et le traitement y est pour quelque chose. Certaines personnes aiment conserver leurs vieilles habitudes, alors que d'autres cherchent une nouvelle cadence. Faites ce dont vous avez besoin.
- Pendant l'immunothérapie, il pourrait être plus difficile de prendre des rendez-vous et d'avoir des contacts sociaux. Parlez de la manière dont vous souhaitez garder le contact à vos amis et proches. Il n'est pas impossible que vous vouliez être bien entouré(e) aujourd'hui et préfériez la solitude demain. Et ce n'est pas grave.
Parler avec son entourage
- Explicitez clairement comment votre entourage peut vous aider.
- Avez-vous surtout besoin d'aide pratique pour le transport, p. ex. ?
- Ou préférez-vous un soutien moral, comme une oreille attentive et une bonne conversation ?
- Si vous parlez de votre traitement et de ce qu'il engendre chez vous, vous donnez aussi le courage aux autres d'en parler.
- Il est parfois difficile d'exprimer des sentiments douloureux. D'autre part, ce genre de discussion peut vous rapprocher. Un prestataire de soins à l'hôpital peut aider votre conjoint(e), vos enfants ou votre famille à en parler.
- Informez vos prestataires de soins de ce qui vous tracasse pour qu'ils puissent vous aider au mieux. Qu'est-ce qui vous rend triste ou angoissé(e) ?
- Des émotions ? Des aspects liés à la spiritualité dans votre vie ?
- Des choses pratiques ? La garde de vos enfants ou les aspects pécuniers de votre vie ?
Ne pas cacher ses émotions
- Cherchez de l'aide auprès de vos proches, vos amis ou les prestataires de soins de notre hôpital.
- En dehors de l'hôpital aussi, de nombreux organismes peuvent vous tendre une oreille attentive ou vous soutenir. Pour en savoir plus, consultez Soutien en cas de cancer.
Quand contacter mon coach en oncologie et/ou médecin traitant ?
Si vous avez plus souvent des journées pénibles que joyeuses ou si votre vie quotidienne est devenue très difficile, vous pourriez avoir besoin de plus de soutien et d'accompagnement.
Contactez vos prestataires de soins si vous identifiez les signaux suivants :
- Je cogite beaucoup et n'arrive pas à m'apaiser. Je ne sais plus comment me relaxer.
- Je me sens découragé(e) ou désespéré(e).
- Je pleure souvent ou je fonds en larmes comme ça.
- Je m'intéresse moins aux choses qui me faisaient du bien avant.
- J'ai peu d'énergie ou d'envie de faire quelque chose.
- Je m'isole et me sens souvent maussade.
- Je pense parfois à la vie et la mort.
- Je suis très irritable ou me mets vite en colère.
- J'ai des crises de panique.
- Je dors mal.
- Il y a des tensions dans mes relations à cause de la maladie.
- Je bois, je mange ou je fume beaucoup (trop).
- Je prends des médicaments pour engourdir mes émotions.
Ce sont des signaux d'alarme. Parlez-en à vos prestataires de soins.
Quel traitement ou soutien supplémentaire ?
Dans notre hôpital, vous pouvez bénéficier d'un traitement médical, mais également d'un soutien psychologique et social qui, à nos yeux, est très important aussi. En plus de votre médecin, votre coach en oncologie et le personnel infirmier, les prestataires de soins suivants se tiennent à votre disposition :
- Service social
- Psychologue en oncologie
- Tabacologue
- Sexologue
- Diététicienne
- Service d'accompagnement spirituel
- Équipe de support palliatif
Si vous avez besoin de parler, n'hésitez pas à demander un entretien. Vous n'êtes pas seul(e).
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